Olivier, chef de la sous-délégation de Forecariah

Olivier, chef de la sous-délégation de Forecariah

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Ce n’est pas ma première mission pour la Croix-Rouge française, mais la première dans le contexte d’une riposte Ebola. Actuellement, je suis chef de la sous-délégation de la Croix-Rouge française à Forecariah, en Guinée maritime. A la différence de nos collègues qui travaillent à Macenta, nous déplorons encore des cas « Ebola positifs ». En moyenne, trois à quatre personnes se présentent au Centre de Traitement Ebola (CTE) de Forecariah chaque jour.

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Là, une équipe pluridisciplinaire, reçoit le patient et évalue si son cas relève de la compétence du CTE. En effet, tous les patients ne présentent pas des symptômes typiques d’Ebola. Certaines personnes ne sont simplement pas admises au CTE, mais nous travaillons main dans la main avec la direction préfectorale de la Santé et avec l’hôpital préfectoral de Forecariah pour référer ces patients si leur état le nécessite. S’ils répondent aux critères de triage, les patients sont admis au CTE afin qu’un échantillon de sang soit prélevé puis analysé pour diagnostiquer la maladie.

Les équipes médicales de la Croix-Rouge française prennent en charge les patients grâce à des traitements symptomatiques et participent à l’essai clinique sur le Favipiravir pour contribuer à l’évolution de la réponse thérapeutique contre cette terrible maladie. Pour les épauler et permettre aux patients de bénéficier d’un espace de parole et d’écoute, les équipes de soutien psychosocial interviennent également dans la zone à haut risque du CTE. Elles sont aussi en relation avec les familles et les proches des personnes hospitalisées afin de répondre à leurs questions et de soulager leurs angoisses.

Mais tout comme dans le reste des préfectures de Guinée, la lutte contre Ebola se mène aussi dans les communautés. A Forecariah, nous sensibilisons environ 3000 personnes par semaine. Les séances de sensibilisation permettent d’informer les communautés et de répondre à leurs questions. C’est une composante primordiale pour casser les chaînes de contamination et favoriser l’accès aux soins. En plus des séances de sensibilisation les équipes raccompagnent les personnes guéries dans leur village et lutte contre les stigmatisations.